assassin


assassin

assassin, ine [ asasɛ̃, in ] n. m. et adj.
• 1560; it. assassino, assessino (déb. XIVe) « tueur à gages », empr. à l'ar. assasin, plur. de assas « gardien », plutôt qu'à un dér. de hasis « haschich »
I N. m. Personne qui commet un meurtre avec préméditation ou guet-apens. criminel, égorgeur, 1. homicide, meurtrier, tueur; 2. escarpe; -cide. Assassin professionnel. tueur. L'assassin était une femme. Elle est un assassin. À l'assassin ! cri de détresse pour appeler au secours, quand on se voit menacé d'être assassiné. — « Voici le temps des assassins » (Rimbaud). « Si l'on veut abolir la peine de mort, en ce cas, que messieurs les assassins commencent » (A. Karr).
Par ext. Celui qui est l'artisan de la mort de qqn par ignorance ou négligence.
II Adj.
1Littér. ou plaisant Qui touche, blesse (l'amoureux). Œillade assassine. provocant. Mouche assassine : mouche noire que les dames se mettaient au-dessous de l'œil.
2Littér. Qui tue. Une main assassine. « Les atrocités assassines » (Céline).

assassin nom masculin (italien assassino, de l'arabe ḥachīchiyya, fumeur de haschisch) Personne qui commet un homicide avec préméditation. Vieux. Mouche noire que les femmes se mettaient au-dessous de l'œil. ● assassin (citations) nom masculin (italien assassino, de l'arabe ḥachīchiyya, fumeur de haschisch) Antonin Artaud Marseille 1896-Ivry-sur-Seine 1948 Il faut plus de vertu à l'acteur furieux pour ne pas accomplir réellement un crime, qu'il ne faut de courage à l'assassin pour parvenir à réaliser le sien. Lettre à André Rolland, 8 avril 1933 Gallimard Georges Fourest 1864-1945 « Dieu ! » soupire à part soi la plaintive Chimène, « Qu'il est joli garçon, l'assassin de Papa ! » La Négresse blonde José Corti Alphonse Karr Paris 1808-Saint-Raphaël 1890 Si l'on veut abolir la peine de mort, en ce cas, que Messieurs les assassins commencent. Les Guêpes Arthur Rimbaud Charleville 1854-Marseille 1891 Voici le temps des Assassins. Illuminations, Matinée d'ivresse Jean Rostand Paris 1894-Ville-d'Avray 1977 Académie française, 1959 On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu. Pensées d'un biologiste Stock Ivan Alekseïevitch Bounine Voronej 1870-Paris 1953 Des millions d'hommes participent aux guerres actuelles ; bientôt l'Europe entière ne sera peuplée que d'assassins. Un crime assassin (difficultés) nom masculin (italien assassino, de l'arabe ḥachīchiyya, fumeur de haschisch) Genre 1. Assassin n.m. = personne (homme ou femme) coupable d'un assassinat. Elle est l'assassin de son mari. Remarque Cet emploi pour une femme, quoique normal, est plutôt rare. Meurtrière est plus fréquent dans un tel contexte. 2. Assassin, ine adj. Comme adjectif, assassin fait assassine au féminin : une œillade assassine. Emploi Assassin / meurtrier / homicide / criminel. → assassinatassassin (expressions) nom masculin (italien assassino, de l'arabe ḥachīchiyya, fumeur de haschisch) À l'assassin !, cri de détresse de quelqu'un qui est menacé de mort. ● assassin (synonymes) nom masculin (italien assassino, de l'arabe ḥachīchiyya, fumeur de haschisch) Personne qui commet un homicide avec préméditation.
Synonymes :
assassin, assassine adjectif Littéraire Qui tue, qui est malfaisant, funeste : Une main assassine. Qui est capable d'inspirer une grande passion : Un regard assassin.assassin, assassine (difficultés) adjectif Littéraire Genre 1. Assassin n.m. = personne (homme ou femme) coupable d'un assassinat. Elle est l'assassin de son mari. Remarque Cet emploi pour une femme, quoique normal, est plutôt rare. Meurtrière est plus fréquent dans un tel contexte. 2. Assassin, ine adj. Comme adjectif, assassin fait assassine au féminin : une œillade assassine. Emploi Assassin / meurtrier / homicide / criminel. → assassinat

assassin, ine
n. m. et adj.
d1./d n. m. Celui qui attente à la vie d'autrui avec préméditation.
|| Par ext. Celui qui provoque la mort de qqn par négligence ou incompétence. Cet anesthésiste est un assassin.
d2./d adj. Fig. Qui blesse; qui provoque. Une pique assassine. Un clin d'oeil assassin.

⇒ASSASSIN, INE, subst. et adj.
I.— Substantif
A.— Celui qui tue, qui commet un homicide avec préméditation ou guet-apens :
1. La nuit vient. Le hibou s'envole. C'est l'instant
Où l'on songe aux récits des aïeules naïves...
Sous un fourré, là-bas, des sources vives
Font un bruit d'assassins postés se concertant.
VERLAINE, Poèmes saturniens, 1866, p. 84.
2. « Vous êtes-vous essayée d'avance avant de porter le coup à Marat? » — « Ah! le monstre! s'est-elle écriée. Il me prend pour un assassin! » Et les yeux fixes, en fermant le livre, Marie-Jeanne dit : — « C'était la vérité. Elle n'était pas un assassin. »
P. BOURGET, Nos actes nous suivent, 1926, p. 123.
Rem. Le fém. est rare et littéraire :
3. ... il a fallu qu'il se rencontrât un Octave Feuillet pour rendre le thème ridicule à force d'être caricatural et outré, en faisant tout bêtement de cette jeune fille une empoisonneuse et une assassine de M. Dennery!
E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1886, p. 532.
P. métaph. :
4. Du sommet où est cette maison, on aperçoit au sud-ouest, à un mille de la côte, l'écueil des Hanois. Cet écueil est célèbre. Il a fait toutes les mauvaises actions que peut faire un rocher. C'était un des plus redoutables assassins de la mer. Il attendait en traître les navires dans la nuit.
HUGO, Les Travailleurs de la mer, 1866, p. 153.
P. ext., néol. Les assassins du dimanche. ,,Les automobilistes novices ou imprudents qui causent des accidents mortels`` (DUB.).
B.— P. hyperb. Personne (parfois chose) qui cause de grandes souffrances, de graves préjudices :
5. En voilà assez, je te dirai ce qui m'étouffe, ce qui me tue, depuis que je te connais... Ah! cette peinture, oui! Ta peinture, c'est elle, l'assassine, qui a empoisonné ma vie. Je l'avais pressenti, le premier jour; j'en avais eu peur comme d'un monstre, je la trouvais abominable, exécrable; et puis, on est lâche, je t'aimais trop pour ne pas l'aimer, j'ai fini par m'y faire, à cette criminelle... Mais, plus tard, que j'en ai souffert, comme elle m'a torturée!
ZOLA, L'œuvre, 1886, p. 376.
6. ... les « frappeurs, » les « puncheurs, » les « assassins » et autres « terreurs » du ring apporteront toujours à leurs supporters satisfactions et désappointements en parts égales. (Match du 30.10.34).
A.-O. GRUBB, French sports neologisms, 1937, p. 16.
C.— HIST. Les assassins (cf. étymol.) :
7. — Sachez-le donc. L'ordre du temple fut affilié à la secte des assassins, des haschischins, à la ligue des manichéens et des ismaïliens, ces schismatiques musulmans qui niaient le caractère admis de Mahomet.
ADAM, L'Enfant d'Austerlitz, 1902, p. 204.
Rem. Pop., vx. Synon. de assassinat :
8. Il faut d'abord cacher feu M. Colar. Ça ne peut pas le chagriner et ça nous rendra grand service. — Mais, dit Nicolo, ce n'est pas nous qui l'avons tué, après tout... Et la Rousse ne peut pas nous accuser de cet assassin.
PONSON DU TERRAIL, Rocambole, t. 1, L'Héritage mystérieux, 1859, p. 624.
II.— Adj., vieilli, littér. Qui commet ou a commis un assassinat :
9. Ces crimes inouis ont été commis par cette bande assassine aux environs d'Orléans... C'est à cette troupe homicide que nous devons les affreux assassinats...
P. LECLAIR, Hist. des brigands chauffeurs et assassins d'Orgères, 1800, p. 23.
P. ext. Qui tue. Arme assassine :
10. Ton amour! ... Ton amour qui n'a fait de moi qu'un ami parjure et faussaire! ... Ton amour damné qui poignarde ton mari! ... Ton amour fatal qui mène ces malheureux au bûcher et tout un peuple à sa ruine! ... Ton amour infernal, assassin et mortel! ... Je le maudis! Je l'exècre! ... Et je l'abhorre! ...
SARDOU, Patrie, 1869, V, 2, p. 181.
P. plaisant., vx. La gent assassine. Les médecins.
Au fig. Qui cause une grande souffrance, un grand préjudice. Mots assassins :
11. Ce sont, à tout moment, des interrogations, des demandes d'explications, des airs de ne pas comprendre, une sollicitation continue, près de la méchanceté de sa grand-mère, près de la méchanceté de sa mère, à se faire plus claire, plus accusée, plus mordante, plus assassine.
E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1873, p. 946.
♦ [Dans la lang. galante] Qui trouble, qui excite les sens :
12. ... ma beauté à moi, mes yeux violettes des bois riant dans la rosée, avec leur fameuse robe bleue, couleur du temps, et une assassine nudité d'épaules et toutes les tentations d'un corset à moitié ouvert.
BARBEY D'AUREVILLY, 2e Memorandum, 1839, p. 396.
Mouche assassine, ou, p. ell., assassine (v. mouche).
PRONONC. :[], fém. [-sin].
ÉTYMOL. ET HIST. — 1560 assassin « individu gagé pour un meurtre » (R. BELLEAU, Les Amours de Ronsard, 1. 2, f. 73b d'apr. Vaganay ds Rom. Forsch., t. 32, p. 14 : Busire et Cacus, tous deux cruels assassins et alterez du sang humain).
Empr. à l'ital. assassino, assessino (LOK., § 839; KOHLM., p. 29; TRACC., p. 106; SAR., p. 58; SAIN. Lang. Rab., p. 145; BRUNOT, t. 6, p. 1104; WIND, pp. 54-55) attesté en ce sens dep. le début du XVIe s. (DANTE, Enfer [apr. 1300-ca 1313] 19-50 ds BATT.), cf. BUTI [1324-1406], Commento sopra la Divina Commedia, 499 [Enfer, 19-50], ibid. : Assassino è colui che uccide altrui per dinari. L'ital. assassino, assessino est empr. à l'ar. « Cannabis indica » par l'intermédiaire d'un plur. ar. non attesté (sing. « fumeur de haschich », DEVOTO), nom donné par leurs ennemis aux Ismaëliens de Syrie, coupables de multiples assassinats à l'égard des Chrétiens et des Musulmans. À cet ar. a été empr. un premier sens de l'ital. « membre d'une secte de fanatiques musulmans de l'Asie occidentale, qui, au temps des croisades, tuaient souvent des chefs chrétiens » attesté dep. le XIIIe s. (GUIDO DELLE COLONNE [début XIIIe-1290], La poesia lirica del Duecento, 163 et 166, ibid.), le corresp. fr., de même sens, est attesté dep. 1195 (harsasis AMBROISE, Guerre sainte, éd. G. Paris, 8795 ds T.-L. : ome al Harsasis) jusqu'à 1309, GDF. En ital. les formes du type assas(s)ino sont le résultat d'une assimilation progressive.
STAT. — Fréq. abs. littér. :1 983. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 2 815, b) 2 230; XXe s. : a) 4 933, b) 1 871.
BBG. — BRUANT 1901. — CHAMBERS (F. M.). More about the word assassin in Provençal Mod. Lang. Notes. 1950, t. 65, pp. 343-344. — DARM. Vie 1932, p. 95. — DUB. Pol. 1962, p. 33, 94. — DUCH. 1967, § 8. — ÉD. 1967. — FRANCE 1907. — GOUG. Lang. pop. 1929, p. 138. — LACR. 1963. — LAMMENS 1890, p. XXI, 28. — LE BRETON Suppl. 1960. — LE ROUX 1752. — MAT. Louis-Philippe 1951, p. 303. — NOTER-LÉC. 1912. — PIERREH. Suppl. 1926. — SAR. 1920, p. 58. — ST-EDME t. 1 1824. — WIND 1928, p. 54, 151, 201.

assassin, ine [asasɛ̃, in] n. m. et adj.
ÉTYM. 1560 (aussi « assassinat » au XVIe); cf. hassissis (fin XIe), asisims, asasi, etc., au sens I., 1.; ital. assassino, assessino (début XIVe) « tueur à gages », empr. à l'arabe 'assassin', plur. de 'assas « gardien », plutôt qu'à un dér. de ḥǎšīš « haschisch » (hypothèse de A. I. Silvestre de Sacy, 1809).
tableau Mots français d'origine arabe.
———
I N. m.
1 Hist. Vx (surtout assacis, assassis). Membre de la secte appelée au XIXe haschischins.
1 Ismaéliens, que l'on nomme aussi (…) Assassins, secte des Mahométans (…)
Dict. de Moreri, 1759, art. Ismaéliens.
2 Les Croisés nommèrent le vieux (le cheikh) des montagnards arabes, le vieil de la montagne, et s'imaginèrent que c'était un très grand prince, parce qu'il avait fait tuer et voler sur le grand chemin un comte de Montferrat, et quelques autres seigneurs croisés. On nomma ces peuples les assassins (…)
On a pendant six cents ans rebattu le conte du vieux de la montagne, qui enivrait de voluptés ses jeunes élus dans ses jardins délicieux (…) et les envoyait ensuite assassiner des rois au bout du monde pour mériter un paradis éternel.
Voltaire, Dict. philosophique, art. Assassin. (V. le conte de La Fontaine, « Féronde »).
2 a Vx. Tueur à gages.
b (1606). Mod. Personne qui a commis un meurtre avec préméditation ou guet-apens (cf. Code pénal, art. 296). Assassinat. || L'assassin est recherché par la police. Assassineur (vx), criminel, meurtrier; suff. -cide (fratricide, etc.). || Assassin par le poison. Empoisonneur. || Assassin de profession, assassin professionnel. Bravo (vx), sbire (vx), spadassin (vx), tueur. || Des hommes de main, des nervis et des assassins. || L'assassin de qqn. Meurtrier. || L'assassin était une femme. || C'est elle, c'est lui l'assassin.
3 Oui, c'est mon ennemi, l'objet de ma colère,
L'auteur de mes malheurs, l'assassin de mon père.
Corneille, le Cid, IV, 5.
4 Punissons l'assassin, proscrivons les complices.
Corneille, Cinna, IV, 2.
5 Le seul nom d'assassin l'épouvante et l'arrête.
Racine, Andromaque, V, 2.
6 Soyons ses ennemis et non ses assassins.
Racine, Andromaque, IV, 3.
7 Pourquoi me tuez-vous ? — Eh quoi ? ne demeurez-vous pas de l'autre côté de l'eau ? Mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin, et cela serait injuste de vous tuer de la sorte; mais puisque vous demeurez de l'autre côté, je suis un brave, et cela est juste.
Pascal, Pensées (éd. Brunschvicg), V, 293.
8 Si l'on veut abolir la peine de mort, en ce cas, que messieurs les assassins commencent.
A. Karr, les Guêpes.
8.1 En face de la fureur de l'assassin qui s'épuise, celle de l'acteur tragique demeure dans un cercle pur et fermé. La fureur de l'assassin a accompli un acte, elle se décharge et perd le contact d'avec la force qui l'inspire, mais ne l'alimentera plus désormais. Elle a pris une forme, celle de l'acteur, qui se nie à mesure qu'elle se dégage, se fond dans l'universalité.
A. Artaud, le Théâtre et son double, Le théâtre et la peste, Œ. compl., t. IV, p. 31.
Loc. plais. Les assassins du dimanche : les automobilistes inexpérimentés qui causent des accidents, lors des jours de congé.
Spécialt. Personne qui est capable d'assassiner. || Il a tué dans un mouvement de fureur, mais ce n'est pas un assassin.
Allus. littér. || « Voici le temps des assassins » (Rimbaud, les Illuminations, « Matinée d'ivresse »).
8.2 (…) depuis les jours sinistres de mai (1958), nous n'en pouvons plus douter, la prophétie de Rimbaud est accomplie : voici venu le temps des assassins.
F. Mauriac, le Nouveau Bloc-notes : 1958-1960, p. 84.
À l'assassin !, cri de détresse pour appeler au secours, quand on se voit menacé d'être assassiné. || Crier à l'assassin.
REM. La forme féminine assassine est littéraire et rare (|| Corneille, 1651, Nicomède, III, 8 : « Et vous en avez moins à me croire assassine »).
8.3 Le jeune Anglais ajoutait placidement et posément : « Moi j'ai les goûts cruels, mais je m'arrête aux hommes et aux animaux… Dans le temps, j'ai loué, avec un ami, une fenêtre, pour une grosse somme, afin de voir une assassine qui devait être pendue (…) »
Ed. et J. de Goncourt, Journal, t. II, p. 24.
Fig. (en parlant d'une chose).
8.4 (…) oui ! ta peinture, c'est elle, l'assassine, qui a empoisonné ma vie.
Zola, l'Œuvre, p. 464.
3 Par ext. Celui qui est l'artisan de la mort (de qqn). || On accuse Talleyrand d'être le véritable assassin du duc d'Enghien.Ce médecin est un assassin, son ignorance ou sa négligence causent la mort de malades.
9 Dans Florence jadis vivait un médecin,
Savant hâbleur, dit-on, et célèbre assassin.
Boileau, l'Art poétique, IV.
10 Ton oncle, dis-tu, l'assassin,
M'a guéri d'une maladie.
La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin,
C'est que je suis encore en vie.
Boileau, Épigramme à Perrault.
11 Vous êtes dans votre art (la cuisine) tous de francs assassins
Produits par les enfers, payés des médecins.
J.-F. Regnard, Démocrite, III, 7.
11.1 En vérité notre société a la justice qu'elle mérite. Celle qui correspond au culte des assassins qui fleurit à la lettre à chaque coin de rue, sur les plaques bleues où sont proposés à l'admiration publique les noms des hommes de guerre les plus illustres, c'est-à-dire des tueurs professionnels les plus sanguinaires de notre histoire.
M. Tournier, le Roi des Aulnes, p. 57.
4 Vx. Petite mouche noire que les dames se mettaient au-dessous de l'œil pour « rehausser d'un teint la blancheur naturelle » (La Fontaine, IV, 3). Mouche.
12 Encore un assassin, vous lui perciez le cœur.
Corneille, la Comédie des Tuileries, 239.
13 Vous auriez beau être frisée,
Par anneaux tombant sur le sein,
Sans un amoureux assassin
Vous ne seriez guère prisée.
Tallemant des Réaux, Historiettes, t. IV, p. 334.
N. f. || Assassine. Mouche.
14 La troisième mouche pouvait se comparer à l'ex-assassine de nos grand'mères.
Balzac, la Cousine Bette, Pl., t. VI, p. 328.
14.1 Et quelle attention à jeter joliment ces amorces d'amour (…) à poser selon les règles, l'assassine au coin de l'œil, la majestueuse sur le front, l'enjouée dans le pli que fait le rire (…)
Ed. et J. de Goncourt, la Femme au XVIIIe siècle, II, p. 47.
———
II Adj. || Assassin, assassine.
1 Vx. Qui commet ou a commis un assassinat.Fig. et par plais. || La gent assassine : les médecins.Par ext., vx. Se dit de l'arme, de la main qui a commis un meurtre. || Fer, poignard assassin. || Main assassine.
Moderne (littéraire) :
14.2 … On le voit plus… il nous enchante !… un signe de croix !… et trois… quatre… cinq !… Ça n'empêche pas les horreurs !… les atrocités assassines !… Rien n'est conjuré !…
Céline, Guignol's band, p. 14.
Fig. Qui cause de la souffrance.
2 Littér. ou plaisant. Qui trouble, blesse (une personne, spécialt, un homme amoureux). || Des yeux assassins, des regards assassins : des regards si beaux, qu'ils font languir, soupirer et mourir amoureusement (Littré). || Œillade assassine. || Mouche assassine (→ ci-dessus une assassine, cit. 14.1, Goncourt).
15 Beaux yeux assassins, soyez plus doux, ou bien nargue de vous.
Scarron, in Richelet.
16 Pendant ce temps, Porthos jouait serré : c'étaient des clignements d'yeux, des doigts posés sur les lèvres, de petits sourires assassins qui réellement assassinaient la belle dédaignée.
Dumas, les Trois Mousquetaires, t. I, p. 367.
3 Littér. Qui manifeste des intentions de profonde malveillance. || Des sous-entendus assassins.
17 (…) quelle colère désolée d'avoir à attendre de la sorte, pour sauver une existence, qu'elle eût fini cette affaire, dont sa fille parlait avec des regards assassins !
Zola, Paris, t. I, p. 100.
18 À vingt ans j'écoutais en réfrénant une passion que l'on me disait trop exclusive Garine m'expliquer avec une douceur assassine que la disponibilité était le premier des devoirs envers soi-même et le plus bel hommage à déposer aux pieds de l'être aimé.
Benoîte et Flora Groult, Il était deux fois, p. 124-125.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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